Nous sommes aujourd’hui confrontés à un paradoxe majeur : il faudrait construire un monde nouveau, mais nous n’avons plus les moyens de le faire. Les vastes enjeux du climat et des limites planétaires doivent donc s’envisager à l’intérieur des situations déjà construites. Mais comment convertir des sols et des bâtiments dégradés — ruines potentielles ou avérées — en substrats d’un monde durable ? La plupart des artefacts au sein desquels nous évoluons ont en effet été construits au cours du dernier siècle ; à ce titre, ils sont très largement responsables des dérèglements écologiques que nous subissons aujourd’hui. Les maintenir ne peut s’envisager sans reconsidérer la capacité de ces mêmes artefacts à compenser des perturbations dont ils sont eux-mêmes la cause. Il ne suffit donc pas de substituer la transformation à la construction ; il nous revient également d’aborder les questions techniques et théoriques que pose aujourd’hui la réparation d’un héritage chargé – en
Rendez-vous le 20 avril à 16h à l'IUGA, amphithéâtre Territoires
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